D'après l'article publié le 19 novembre 2025 sur le site du magazine Géo :
Un insecte à la morsure fatale s'étend discrètement aux États-Unis, mettant en péril la santé publique. Les punaises mexicaines (Triatoma sanguisuga), surnommées “kissing bugs” (littéralement “punaises des baisers”), sont de petits insectes plats, longs d’environ 2,5 cm, actifs principalement la nuit. Attirés par la chaleur corporelle et le dioxyde de carbone dégagé par la respiration, ils s’approchent des habitations pour se nourrir de sang. Leur surnom vient de leur habitude à piquer autour de la bouche et des yeux pendant le sommeil. On les retrouve dans tout le continent américain, cachés dans les fissures des murs, sous les porches ou dans des tas de bois.
Un nuisible nocturne alarme les chercheurs américains par sa faculté à diffuser une maladie sévère, souvent insidieuse, qui gagne du terrain.
Ces insectes sont redoutés car ils peuvent transmettre le parasite Trypanosoma cruzi, responsable de la maladie de Chagas.
La contamination ne se fait pas par la piqûre elle-même, mais par les déjections laissées près de la plaie, qui peuvent pénétrer dans l’organisme lorsque la personne se gratte ou frotte la zone. La transmission peut aussi se produire par d’autres voies, comme la consommation d’aliments contaminés, les transfusions sanguines, les greffes d’organes, ou encore de la mère à l’enfant pendant la grossesse. La faune sauvage et les animaux domestiques constituent des réservoirs naturels du parasite, maintenant ainsi sa présence dans l’environnement et facilitant sa diffusion.
Dans sa phase initiale, qui dure environ deux mois, l’infection passe souvent inaperçue ou se manifeste par des symptômes discrets : gonflement d’une paupière, fièvre, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête ou troubles digestifs. Si elle n’est pas traitée durant cette période, le parasite peut s’installer durablement dans l’organisme. À long terme, environ 30 % des personnes infectées développent des atteintes graves du cœur, du système digestif ou du système nerveux."
Yvon Combe a codé TRYPANOSOMIASIS et AFRICAN TRYPANOSOMIASIS